La Suisse à l’ère de la 4ème révolution industrielle : sommes-nous prêts ?

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Les représentants de 30 entreprises de Suisse romande se sont réunis dans les locaux du centre de formation Pont Rouge à Petit-Lancy (Genève), lors de l’événement Actes’ Industrie – de la vision à l’action du 10 mai dernier. Accueillis par les responsables de l’Office de la Promotion des Industries et des Technologies (OPI), les entrepreneurs actifs dans les domaines de l’IT, de l’industrie et du commerce ont débattu autour des défis et des opportunités de l’« industrie 4.0 ». Le 30 mai, le directeur de l’OPI Rolf Gobet nous a illustré le bilan de la rencontre et a partagé avec nous ses opinions sur les réactions des CEO et de leurs équipes face à la venue de la « 4ème révolution industrielle ».

Innovation, mobilité, développement du capital humain et d’un écosystème industriel diversifié : le canton de Genève a fixé en ces termes les objectifs à atteindre dans la Stratégie économique cantonale 2030. À partir des questions récurrentes sortant des conseils d’administration des entreprises, la première séance du Think Tank des Actes’ Industrie 2016 a cerné les trois axes de réflexion demandant des actions dans l’immédiat : la naissance de nouveaux modèles d’affaires, le gain de productivité et la dimension RH.

Quelles sont les opportunités de business ? Comment optimiser le processus de production par la digitalisation ? Quelles compétences acquérir en matière d’ICT ? Ces questions ont convaincu les participants à entreprendre un parcours d’intelligence collective, afin de trouver des réponses rapides face à la demande croissante de transformation et d’innovation digitale dans l’industrie. Les pistes de réflexion indiquées par la plateforme nationale d’information Industrie2025 vont dans cette direction. En effet, le risque est de perdre du terrain vis-à-vis des pays voisins (France et Allemagne), ainsi que de la Suède, des Pays-Bas et des Etats-Unis, qui ont déjà déployé des activités finalisées à l’augmentation de la compétitivité de leurs systèmes industriels.

En Suisse, face aux thématiques de la digitalisation et de la transformation digitale, Rolf Gobet identifie quatre catégories d’entreprises : « aujourd’hui, nous avons détecté quatre cas de figure. Les entreprises qui ont compris les enjeux de la digitalisation et sont déjà en train de l’intégrer ; celles qui se rendent compte des enjeux, mais qui ne savent pas comment agir ; les entreprises ayant une vision claire de ce qui se passe, mais ne se sentent pas concernées ; celles qui ne saisissent toujours pas le changement en cours. Ce dernier cas comporte une action de sensibilisation et d’information sur la digitalisation. Quant à la troisième catégorie, celle-ci comporte davantage de risques pour les entreprises ».

Aujourd’hui, Siemens Suisse est le groupe leader de l’« industrie 4.0 ». Le projet Vision 2020 présente plusieurs exemples de comment innover dans la chaîne de création de valeur et de comment optimiser les processus de fabrication à travers la numérisation. De l’autre côté, quelques intervenants au World Economic Forum 2016 de janvier dernier ont annoncé la perte de 4 à 5 millions d’emplois avec les grands changements apportés par la « 4ème révolution industrielle ». Afin de saisir toutes les opportunités d’une nouvelle économie et de créer de la richesse pour les prochaines générations, la diffusion d’une culture économique projetée dans l’avenir, la formation des ressources humaines aux nouvelles technologies, la majeure participation des Millenials dans le management d’entreprise, la promotion des nouveaux modèles d’affaires et la transformation digitale des modèles d’affaires existants illustrent le chemin à poursuivre dans les années à venir.

Crédit photo : Mercedes Benz

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