La transformation digitale en 2017: quels marchés pour innover?

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Textes: Mirko Venturi et Marco Piermartiri

Les grands groupes, les PME, les auto-entrepreneurs et les startups suisses et européens se sont interrogés sur la signification du mot «innovation» dans leurs modèles d’affaires et sa traduction dans leurs marchés d’intérêt. Une enquête menée par le cabinet Viseo a mis en évidence les objectifs des entreprises face à la transformation digitale : 42% des entrepreneurs interpellés associe l’innovation à la création de valeur, 37% se focalise sur l’amélioration de l’expérience client et 21% sur le développement de la collaboration et des processus internes. Quant aux habitudes des «consomm’acteurs» et à l’évolution des marchés, le co-fondateur du HUB Institute Emmanuel Vivier dresse la liste des 7 tendances digitales majeures auxquelles il faut s’attendre en 2017.

5 start-up romandes vont bâtir le futur. Fortes d’une augmentation du chiffre d’affaires et d’une attention croissante des investisseurs, ces jeunes entreprises semblent destinées à «disrupter» leurs marchés de référence. Basée à Saint-Sulpice (VD), Sophia Genetics a doublé son effectif à 130 personnes en 2016. Spécialisée dans la fourniture d’intelligence artificielle au service de la santé (diagnostic génomique de maladies héréditaires et de cancers), la société de Jurgi Camblong a déjà dépassé la frontière helvétique pour se positionner à l’international. L’intelligence artificielle est aussi la technologie de pointe adoptée par l’entreprise fribourgeoise ViDi Systems. La gagnante de la compétition Robot Launch 2016 a développé la vue de ses robots, à même aujourd’hui de dénicher les pièces défectueuses dans les dispositifs médicaux, horlogers et dans les véhicules.

En 2017, un nombre croissant d’internautes pourrait accéder à son ordinateur suite à une identification faciale et vocale. Financée par un groupe d’investisseurs dont Swisscom Venture, la start-up KeyLemon est en train de développer son logiciel Oasis Face pour l’adapter au secteur bancaire. Dans l’avenir, nos distributeurs de billets pourraient nous «reconnaître» avant même de demander le code PIN de notre carte de crédit. C’est aussi grâce à la plateforme de prêts participatifs WeCan.Fund que plusieurs jeunes pousses innovantes ont pu s’épanouir dans l’année en train de s’écouler. Forte du soutien de La Poste, BestMile se confirme être une société toujours plus performante dans la conception et la gestion de plateformes de pilotage de véhicules autonomes et dans la fourniture de navettes sans conducteur en Suisse.       

Dans quelques années, le marché de la mobilité pourra peut-être saluer la venue d’un nouvel entrant: SeaBubble, l’inventeur des «bulles volantes». L’entreprise française présentera ses prototypes de véhicules électriques capables de planer sur l’eau début 2017. Motivés par un projet digne de la trilogie Retour vers le futur de Robert Zemeckis et soutenus par la Mairie de Paris, Alain Thébault et Anders Bringdal espèrent «disrupter» ce marché à l’échelle mondiale, en commençant par donner leur contribution à décongestionner la circulation dans la Ville Lumière.

Passée au crible dans les débats, les journaux, les magazines spécialisés, sur Internet aussi bien que dans les médias généralistes, l’expression de «transformation digitale» génère à présent de l’enthousiasme pour certaines entreprises (avec des résultats probants sur leur chiffre d’affaires), mais aussi de l’incertitude, voire de l’incompréhension. Comme le fondateur du HUB Institute le souligne, les entreprises qui vont réussir leur transformation digitale auront appris à bien maîtriser certaines démarches incontournables.

Par exemple, comprendre que les gens ne veulent pas être amis des marques et qu’il faut multiplier la pertinence du produit pour celui qui le possède (personnalisation), réorganiser la production de contenus pour sortir de la masse (marketing digital), valoriser les équipes (management), mettre la robotique au service de l’humain, savoir gérer le temps et les ressources à disposition et mesurer mieux et plus vite plusieurs indicateurs, en partageant les résultats avec tout le personnel. Ainsi, les 7 tendances digitales listées par Emmanuel Vivier sont aussi celles qu’il faudra suivre et sur lesquelles il faudra agir l’année prochaine. Dans une économie qui évolue à une vitesse foudroyante, le 2017 se présent comme le dernier délai que les sceptiques de la digitalisation auront pour essayer de rattraper leur retard digital.

Crédit photo: Mercedes

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