Les objets connectés entre «disruption» et vie quotidienne

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L’invasion est commencée.  20,8 milliards d’objets connectés seront à disposition des citoyens, des entreprises et des pouvoirs publics d’ici 2020. Les 4 milliards d’appareils en utilisation dans le globe en 2016 sont destinés à atteindre le chiffre de 13,5 milliards dans quatre ans. Cette prévision, formulée par le cabinet d’études internationales Gartner, comptabilise aussi plusieurs objets de notre quotidien, tels que les systèmes de gestion de l’énergie, les véhicules connectés, les payements sécurisés et ainsi de suite. Dû à l’adhésion massive de nouveaux consommateurs, la part de marché consacrée à l’Internet des objets (IdO) affiche de possibilités de rentes jusqu’à 546 milliards de dollars pour l’année en cours.

L’IFA, le Salon technologique de Berlin, s’est déroulé pendant 5 jours et a réuni les technophiles de tous horizons. Du 2 au 7 septembre, les passionnés, les journalistes et les curieux ont participé à ce salon historique des nouvelles technologies. De l’autre côté des stands, environ 70 start-ups ont exposé leurs inventions couvrant plusieurs champs de l’innovation, tels que l’IdO (Internet des Objets), la réalité virtuelle, la sécurité robotique et la santé connectée.

Parmi les start-ups qui ont pris part à cet événement, la grenobloise ISKN a présenté un nouveau concept destiné à rajouter une nouvelle corde à l’arc des architectes, des graphistes, mais aussi des artistes de demain. Au moyen d’une tablette et après l’installation de l’application Slate, un crayon digital permet aux dessins de «prendre vie» sur l’écran du support électronique utilisé. Et si dans un futur lointain, même les artistes des rues de Montmartre peignaient des portraits numériques des passants?

Pour ceux qui viennent de rentrer des vacances, Bluesmart a pensé à connecter l’objet commun de tous les voyageurs : la valise. Grâce à la technologie IdO, l’idée de transporter ses affaires dans un bagage intelligent pourrait se diffuser à grande échelle et «disrupter» ce marché. Mais quel est l’attrait de cette première valise connectée auprès des investisseurs? L’entreprise américaine a réfléchi à toutes les pratiques effectuées par le voyageur lambda pendant ses déplacements: peser son bagage, s’assurer que ce soit bien fermé et identifier sa position lors de son trajet. Pour cela, le groupement de technologies simples telles que la géolocalisation et le bluetooth, ainsi que leur contrôle centralisé sur smartphone a convaincu les acheteurs.

De la même façon, la bague connectée conçue par Visa permet à son propriétaire d’effectuer des payements sans contact sur les terminaux utilisant la technologie NFC. Commercialisée dès décembre, la bague Visa s’ajoute aux montres connectées que la société américaine a développées avec Swatch. Au début de l’année prochaine, nous pourrons payer nos courses et nos additions de restaurants avec un coup de poignet.

Comme démontré par les exemples illustrés ci-dessus, les modèles d’affaires orientés à rendre plus rapides et sûres les pratiques de tous les jours ont davantage de possibilités de « disrupter » leurs marchés. Parallèlement, les technologies les plus adaptées aux changements de notre quotidien multiplient les possibilités d’être intégrées dans un circuit de vente à large échelle.

Crédit photo : Business Wire 

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