Technologie, développement durable et transformation digitale : la Suisse des CLEANTECH

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Textes: Mirko Venturi et Marco Piermartiri

Innover et développer de nouvelles technologies tout en préservant les ressources naturelles est possible. Les cleantech, ces technologies et services industriels dits « propres » qui utilisent l’énergie et les matières premières dans l’optique d’améliorer l’efficacité de la production trouvent une synthèse dans l’écosystème des start-ups suisses. D’après le Swiss Cleantech Report 2017, les jeunes poussent innovantes helvétiques sont prêtes à passer au stade supérieur dans l’élaboration de produits et services « verts ». Ce secteur représente aujourd’hui 5,5% de la force de travail en Suisse, soit une augmentation de 25% au fil des cinq dernières années. La croissance rapide du marché des cleantech fait parler de lui en Suisse et à l’étranger !

Avec 4000 brevets par million d’habitants, la Suisse se place sur la première place du podium pour la création d’entreprises aux technologies vertes. Du chiffre record de 909 millions de francs suisses levés en 2016 par les jeunes pousses innovantes suisses, près de 700 millions ont été repartis entre les acteurs des biotechnologies (400 millions) et des TIC (270 millions). Parmi les bénéficiaires de ces investissements, les start-ups cleantech de Suisse romande. CleantechAlps, acteur de pointe dans l’accompagnement des PME cleantech de la Suisse occidentale, salue la montée en puissance des technologies « propres » dans la région romande. C’est le cas de Greenmotion SA, société vaudoise qui propose une borne pour les véhicules électriques à prix réduit (environ 700 CHF). La start-up s’est fixée l’objectif de vendre aux constructeurs d’automobiles 1600 pièces en 2020.

Quelques étoiles cleantech évoluent au sein de l’incubateur genevois FONGIT. Gagnant du prix International Award for Best Engineer en 2016, le CEO de l’entreprise Plair SA a illustré les instruments que la spin off de l’Université de Genève utilise pour mesurer de façon précise et en temps réel plusieurs facteurs environnementaux, tels que les allergenès, les pollens, ainsi que les substances polluantes présentes dans l’air. Acteur important de la transformation du marché des énergies renouvelables, TVP Solar Sa innove dans le design et la fabrication de panneaux photovoltaïques. Forts de leur durabilité et sans besoin d’aucun entretien, ces panneaux assurent le chauffage ou la climatisation des établissements industriels aussi bien que l’eau chaude aux domiciles des particuliers. Positionnée dans le marché des purificateurs d’air, la start-up italienne The Breath propose une technologie 100% « green » à même d’absorber et désagréger les molecules polluantes et les odeurs à la maison comme à l’extérieur, cela à travers une technologie basée sur le simple mouvement de l’air et sans besoin d’éléctricité.

Pour les plus écolos, les entreprises en train de changer le secteur du recyclage des déchets sont de plus en plus nombreuses. Corbeilles de bureau, bornes pour apport volontaire, tables de tri, collecteurs spécifiques, etc. : la société française Greenoffice propose aux restaurateurs, aux cantines des écoles et aux professionnels de trier les biodéchets à la source, de façon ludique et efficace. Objectif : réduire sensiblement le gaspillage. Le même principe est appliqué à la gestion de l’eau de la part de la start-up suisse Exlterra qui, grâce aux bonnes performances de la technologie EGRP, pourrait « disrupter » le marché de l’irrigation agricole. Dans le même cas de figure, Twenty Green cible les élèveurs et les animaux de la ferme : l’alimentation aux probiotiques mise au point par l’équipe de l’EPFL promet, entre autres, une baisse de plus de 15% du volume de nourriture nécessaire pour les élévages, une réduction de 25% de pertes alimentaires dues aux parasites et une baisse des coûts causés par les maladies et la pollution.

Celui des cleantech est l’un des marchés les plus prometteurs pour 2017 et les années à venir. Inséré par la Confédération dans les priorités de la Stratégie énergetique 2050, le Masterplan Cleantech vise à favoriser les échanges entre les milieux politiques, sociaux et économiques afin de de baisser la consommation d’énergie dans le pays, élargir l’offre d’électricité, étendre les réseaux électriques et encourager le développement de projets phares pour l’épargne énergetique. Dans ce contexte, une panoplie de possibilités s’ouvre aux acteurs économiques proposant des solutions en adéquation avec les principes de la Stratégie énergetique 2050. Investir aujourd’hui, en ressources humaines et financières, pour imaginer et construire les solutions de demain s’avère donc, plus que jamais, nécessaire !

Crédit photo: ProTenders

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